Comment avoir confiance en soi ?

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Hello les amis,

Aujourd’hui je vous parle d’un sujet un peu particulier car il s’agit de ma confiance en moi. C’est un sujet hyper vaste et je sens qu’il va prendre du temps… Mais en réalité je me rends compte que j’ai beaucoup de chance d’envisager les choses comme je le fais.

Je ne fais vraiment pas partie des filles qui se morfondent sur leur apparence physique alors que je ne suis clairement pas Claudia Schiffer, mais tout simplement, j’ai confiance en QUI je suis. Ce qui me définit, à mes yeux, c’est mon humour cinglant, ma joie de vivre, mon honnêteté parfois brutale, ma loyauté et –j’aime à le penser- ma vivacité d’esprit.

Que ce soit lorsque j’étais mince ou maintenant que je suis en surpoids, je ne me suis jamais trouvée exceptionnelle physiquement, mais je reconnais qu’être mince était plus facile psychologiquement. D’abord parce que j’ai toujours été habituée à être mince, mais aussi parce que c’est mieux accepté par “les autres”. Quand j’ai vu mon corps grossir, je ne dis pas que ça a été facile, mais ça n’a pas non plus tourné à l’obession. Et puis ça a aussi ses avantages d’être ronde. Niveau visage je ne me creuse pas trop vite, en général les gens me trouvent plus sympathique, plus rigolote (c’est purement psychologique car je n’ai pas changé du tout de caractère, c’est juste qu’avec un visage plus “osseux” j’ai l’air prétentieuse, paraît-il !) et les filles ne me voient plus du tout comme une rivale mais comme une copine que l’on peut presenter à son copain “sans risque”. C’est drôle !

Je n’invente rien, j’ai vraiment constaté une différence de comportement générale à mon égard dans un sens assez positif. Apès il y a toujours des gens pour faire des remarques désobligeantes sur mon physique mais je les plains plus qu’autre chose. En effet, comme je l’ai dit plusieurs fois, je ne vois aucun mérite à être beau ou non. C’est la lotterie génétique, si tu es beau, c’est bien, mais encore ? Que vaux tu en tant qu’être humain ? C’est cela qui m’importe. Je sais que je suis droite dans mes bottes et mon comportement n’a pas changé depuis que je suis ronde. Je suis fidèle à moi-même et à mes proches. Je sais qui je suis et je pense que c’est pour cela que je vis tout cela plutôt bien. Je suis contente d’être en vie, d’aimer et d’être aimée et de me construire chaque jour la vie don’t j’ai rêvé.

Blog lifestyle melolimparfaite confiance en soi maillot prima donna noir de dos spa les matins de parisEn soi, bien qu’il y ait plus de volume, je me reconnais dans le miroir et je ne vois pas grand chose de changé. Je m’aime bien, sans en faire trop. En fait je n’y pense pas, j’ai beaucoup de projets plus ambitieux que d’être parfaite physiquement, j’ai d’autres centres d’intérêt que mon apparence. Je pense que tant que je me regarde dans la glace et que je me dis que je pourrais être amie avec mon reflet, c’est que je suis en accord avec moi-même. La vérité c’est que si vous ne me voyez pas entamer des bootcamps à gogo, c’est que je ne suis pas hyper complexée. Oui, j’aimerais bien redevenir comme avant, mais ce n’est pas une obsession. Je me sens bien, je me sens heureuse et je pense que mes priorités ont du sens. Je me sens aimée par mes proches pour ce que je suis et non pas pour une question de minceur ou de bourrelets.

Alors oui, comme tout le monde, j’ai des jours avec et des jours sans, mais en général mon secret pour être bien dans mes baskets, c’est tout simplement d’être en accord avec moi-même et de bien m’entourer.

La seule difficulté que je rencontre parfois, c’est pour m’habiller avec quelque chose qui taille bien. Typiquement la lingerie et les maillots de bain peuvent également être un vrai casse-tête. Je me souviens du début où j’ai commencé à prendre quelques kilos et que je m’obstinais à acheter des tailles qui ne m’allaient plus… Je me sentais encore plus contrariée après !

Maintenant j’assume davantage mes formes pour être à l’aise dans mes vêtements et je me tourne directement vers des marques spécialisées comme Prima Donna où j’ai craqué pour ce modèle de maillot noir effet écailles dont les bretelles sont amovibles : vous avez le choix entre des bretelles droites, des bretelles croisées dans le dos ou pas de bretelles du tout. La couleur noire le rend passe-partout mais l’effet écailles et les bretelles amovibles donnent une certaine originalité pour jouer avec plusieurs styles, comme vous pouvez le voir sur mes photos .

Connaissiez-vous la marque ? Je trouve que même sans bretelles l’option bandeau a un bon maintien ce qui est quand même difficile avec une poitrine comme la mienne : je suis ravie !

Et vous ? Avez vous confiance en vous ? Quelles sont vos astuces pour rester en paix avec votre apparence ?

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Maillot : Prima Donna

Photos by Margaux Cagé – Merci infiniment à l’hôtel Les Matins de Paris pour nous avoir laissé utiliser leur magnifique spa pour ce shooting ! Je vous le recommande chaudement !

aaaspoart

 

 

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Bilan 2017

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Hello la compagnie,

Je voulais avant tout, vous souhaiter mes meilleurs voeux pour l’année 2018… Que l’année soit belle et bonne pour vous et qu’elle vous apporte tout l’amour, le succès et la bonne santé possible. J’espère que l’on ne se perdra pas de vue, ici ou ailleurs ! Je voulais vous faire un petit bilan 2017 avant de passer à de nouveaux articles parce que je n’ai pas toujours le temps d’échanger avec vous sur mes expériences personnelles durant l’année.

J’adore changer d’année parce que je trouve que c’est toujours un bon moment pour l’introspection. En particulier la semaine léthargique entre noël et le jour de l’an, où vous travaillez peut-être mais où personne ne travaille VRAIMENT et lors de laquelle ce coma post-noël nous incite à réfléchir et faire le bilan de ce que l’on a aimé ou détesté pendant l’année qui vient de passer, et ce que l’on aimerait acomplir l’année suivante.

C’était une période que je détestais pendant bien longtemps, en particulier les premières années de mon entreprise, parce que c’était une période où il n’y avait pas de travail. Et bon, quand tu es entrepreuneur tu as toujours peur de ces périodes de vides, parce que quand tu ne travailles pas, tu ne bouffes pas ! Depuis quelques années et probablement surtout depuis que j’ai le blog et que j’ai de plus en plus de mal à décrocher, j’adore cette semaine de flottement. En général j’en profite pour rattrapper un peu ma paperasse, et préparer la nouvelle année en prenant un peu d’avance (sur mes photos, sur mon site, sur les réseaux… Peu importe !).

Cette année, je crois que pour la première fois, alors que j’avais hâte de faire mes to-do list, de voir ce qui serait réaliste dans mes projets etc… Je n’ai rien fait. Je suis rentrée de Grenoble en train le 26 décembre et j’ai joué aux Sims toute la journée (première fois depuis des années !). J’ai pensé à des articles, mais je n’ai pas sauté sur mon clavier. J’ai commencé une nouvelle série et je l’ai dévorée. J’ai posté une photo instagram plutôt tous les deux jours que tous les jours. Et tout ça sans culpabiliser. Je crois que c’est la première fois que je finis l’année autant sur les rotules et que je ne me sens pas coupable de m’arrêter complètement quelques jours.

Pourtant, je ne me plains pas de cette fatigue, parce que ça a été une année vraiment chouette. A la fin de l’année 2016, nous avons déménagé dans un nouvel appartement , et même si il n’est pas parfait et que le loyer fait mal (comme tous les loyers parisiens !), nous avons enfin quitté l’hopital de fous où nous résidions avant. L’année commençait donc carrément mieux ! Un appartement plus calme et situé dans mon quartier de coeur : Montparnasse ! Ca m’avait tellement manqué de vivre ici, d’avoir les commerçants qui me reconnaissent et me saluent, pas du tout comme à Opéra où même les gens qui me voyaient tous les jours me décrochaient difficilement un bonjour.

Alors que je dormais dans l’ancien appart entre 2h et 6h par nuit (vraiment maximum mais en général c’était 4 heures), je dors maintenant 6h ou 7h. Le luxe absolu ! Je suis beaucoup plus efficace dans mon travail, plus réveillée et « présente » en journée, de meilleure humeur et aussi : je ne grossis plus du tout ! Pour rappel j’ai pris 20 kilos en 2 ans dans l’ancien appartement ! Alors bon, je ne les ai pas perdus mais j’ai arrêté de grossir, ce qui est déjà pas mal dans un premier temps ! Pour moi ça a été une bonne chose aussi, parce que je vous avoue que de voir votre corps changer à ce point si vite en ayant l’impression d’avoir perdu complètement le contrôle de la situation, ça fait très peur.

Malgré tout ça, je me trouve assez bien dans ma peau. Je suis stable et heureuse dans ma vie. Le poids n’a pas d’impact là dessus. Ce qui m’attriste et me dégoute peut-être, c’est de voir à quel point les gens (proche ou inconnus) sont obsédés par mon poids (et le poids en général). J’y reviendrai sûrement dans un article dédié parce que le sujet du poids est vaste et je pense qu’il mérite un développement propre.

Je vous raconte tout ça parce que je me suis mise à pleurer il y a quelques jours, quand quelqu’un me parlait pour la énième fois de mon poids. Je me suis mise à pleurer, non pas parce que je suis grosse, mais parce que je me suis dit : « Après l’année que je viens de passer, après le travail fourni, après les challenges et les réussites, après toute la progression… la seule chose que l’on va aborder comme sujet en cette fin d’année, c’est VRAIMENT mon poids ??? ». J’étais verte, c’est le moins que l’on puisse dire.

Alors je me suis dit que je devais mal communiquer -même à mes proches- sur ce que je faisais de mes journées. Il est vrai que je suis un peu secrète sur certains aspects de ma vie, même si être « influenceuse » (il faudrait vraiment qu’ils trouvent un autre mot pour ce métier mais bon ! Vu que c’est celui qui est utilisé pour l’instant vous me pardonnerez !) donne l’impression de n’avoir aucune vie privée, il y a beaucoup de choses que je n’aborde pas, finalement ! Je peux être une pipelette et parler trop, mais pas sur tous les sujets.

Cette année a été pour moi d’une part l’année de la transformation et de l’apprentissage, et d’autre part l’année où je me suis rapprochée le plus possible de VOUS, mes lecteurs. Je vous l’avais dit en janvier dernier ; vous êtes essentiels à ce blog et je tiens à vous remercier autant que possible d’être là après toutes ces années. Certains sont là depuis le tout début ! Grâce notamment à Snapchat ou aux Instastories, j’ai pu échanger avec vous par vidéos et j’ai pu organiser avec Avène une rencontre géniale avec 10 d’entre vous ! J’espère qu’il y en aura d’autres !

Le premier trimestre étant calme, je me suis surtout concentrée sur les moyens de me rapprocher de vous et de vous faire participer davantage à l’aventure. C’est aussi une période durant laquelle a commencé une sorte de chasse aux sorcières dans la blogosphère, particulièrement malsaine et hypocrite, qui a pris des proportions dégueulasses et m’a fait m’éloigner rapidement de personnes que je pensais être des copines, aussi bien dans les Relations Presse que dans les blogueuses. Je n’ai qu’à grandir un peu. C’est aussi l’année où seul instagram est devenu maître du jeu et où tout le monde a voulu croquer sa part du gateau. Si au début du jeu chacun a su toutes proportions garder pour essayer de tirer son épingle du jeu, on est passés au stade de la schizophrénie.

Je vous l’avoue, je me désintéresse de ce réseau de plus en plus, alors qu’il était mon réseau préféré. Ce culte de la perfection, sa dictature de la performance en like et commentaires, le fait que ce soit un réseau drivé essentiellement par du vent (en commençant par les mises en scène des photos de nos moindres croissants) mais aussi… Le fait que tout le monde essaye d’augmenter son engagement mais j’ai une question : quand vous voyez  les comptes d’instagrameuses comme Debiflue ou Gypsea_lust par exemple… 2 jeunes femmes blondes aux yeux bleus, à la plastique « irréprochable » montrant très souvent un popotin bien ferme dans des eaux turquoises, cheveux dans le vent, animaux sauvages, fonds marins déments et paysages à couper le souffle. Avec un mec photographe professionnel et les plus beaux 5 étoiles du monde qui les invitent de partout. A partir de là, CONCRETEMENT, niveau feed, vous voulez faire quoi de mieux, ou plus original ? Instafusée et poser avec un alien (je de-man-de !) ? Parce que moi je ne vois pas. Et force est de constater que sur Instagram, paradoxalement, ce ne sont pas les belles photos qui font gagner des followers mais la popularité. Il y a de grosses blogueuses dont je trouve le feed étonnament moche et pourtant elles ont une communauté immense.

Et puis, tout cela mis à part… Tout le monde copie tout le monde au niveau des filtres, des poses, des lieux…J’ai l’impression d’avoir tout vu 50 000 fois . Alors j’ai plus de plaisir à échanger avec vous via les stories ou les snaps, sans filtres, sans mise en scène. Donc j’y reste, sur Insta, mais je m’en détache petit à petit, en espérant qu’on trouve un équilibre entre les différents médias. Parce que moi j’ai démarré ce blog parce que j’adore écrire… Je pourrais vous écrire toute la journée. J’aime bien prendre des photos aussi, mais moins. Et en fait j’adore prendre des photos à ma façon, et pas forcément « la façon qui marche sur instagram ». Je crois que quelque part, j’en veux à Instagram de me prendre du temps sur l’écriture et la relation que l’on a nouée ici, sur ce blog. Une vraie relation.

Bref, tout ça pour vous dire qu’en vivant désormais Rive Gauche (la plupart des evenements se passent Rive Droite) et avec l’ambiance cramoisie qui a régné cette année j’ai pris beaucoup de recul avec la blogosphère et ça m’a fait du bien. Ca m’a un peu attristée aussi, mais comme je prends tout à coeur, j’ai préféré m’éloigner et me protéger. Comme dirait Jean-Jacques Goldman, en ce qui concerne la blogo (qui a fini par rimer avec Gestapo et mytho), je n’aurais pas aimé « naître en 17, à Leidenstadt ». Les gens sont prêts à tout, mais vraiment à tout, et humainement je les trouve assez médiocres pour des personnes qui en plus se targuent d’avoir une morale, EUX.

Tout cela m’a amenée, aussi, à commencer à reprendre une direction plus saine pour mon blog : mieux sélectionner les marques avec lesquelles je travaillais, limiter au maximum les partenariats. Tout n’est pas encore parfait mais le blog ressemble davantage à ce à quoi j’aspire et qu’il n’était plus du tout. Un bout de moi et un peu d’autres choses, mais quand même un bout de moi. Je compte donc un maximum sur 2018 pour que le blog ressemble vraiment complètement à ce que j’en attendrais en qualité de lecteur. Il ne tient qu’à moi de me tenir à ma ligne de conduite.

Le blog me permet toujours de vivre des expériences fabuleuses, de travailler avec des marques que j’aime et de partir dans des lieux magnifiques comme cette année Ténérife, Djerba, l’île Maurice, Malte, Bali, la Hollande… Des expériences toujours génialissimes qui m’émerveillent !

Enfin pour 2017, en limitant les évènements et les partenariats, j’ai décidé de me concentrer sur plusieurs aspects de ma vie :

  • Redresser ma société et la remettre dans le droit chemin car elle a pas mal souffert du temps consacré au blog !
  • Me former dans certains domaines, notamment le marketing et la vente mais aussi certains réseaux sociaux (Pinterest était un mystère pour moi), le SEO et d’autres domaines utiles dans lesquels j’étais particulièrement ignorante. Le problème quand tu commences à apprendre c’est que tu veux toujours en savoir plus, en lire plus et tester de nouvelles techniques… Donc j’y ai passé un temps fou mais à force de pratiquer, ça rentre un peu et je m’améliore. Comme le sport, le plus difficile est de s’y mettre mais après, ça devient une routine et tu réalises l’importance de ces détails et ce qu’ils t’apportent.
  • Suivre des programmes de développement personnel. Jusqu’à cette année je lisais souvent des livres de développement personnel mais de façon espacée. Du coup, ça me paraissait plutôt abstrait, je n’arrivais pas toujours à tout connecter pour utiliser les conseil de certaines vidéos ou de certains livres, bien qu’ils me paraissaient avoir du sens. J’étais toujours dans une sorte d’introspection à me demander ce qui n’allait pas chez moi, ce qui me bloquait ou ce que je ne comprenais pas. Et puis le Banjo m’a proposé de suivre un programme d’Eben Pagan avec lui et j’ai accepté par curiosité. J’ai bien accroché avec le rythme de ses vidéos et la façon dont il abordait les choses. Nous avons donc enchaîné avec plusieurs programmes de développement personnel qu’il propose et j’aime aussi le fait qu’il donne une liste de livres très intéressants et absolument nécessaires à la maîtrise du sujet sur lequel on essaye de travailler. On a enchaîné les programmes de plusieurs personnes, des vidéos, des podcasts, la plupart venant de grands « gourous » du développement personnel aux Etats-Unis. Et puis, ça a pris forme. Ca devenait concret. Les vidéos, les podcasts, les livres et les discussions sur le sujet avec le Banjo… Je commençais à voir une ligne directrice dans toutes ces idées lancées vers moi dont je ne savais initialement pas vraiment quoi faire. La répétition, la réfléxion, le travail et également les exercices des programmes combinés m’ont fait intégrer un état d’esprit différent de celui que j’avais. Et l’état d’esprit est une base importante à tous les niveaux. Je me sens plus responsable de mes actes, plus proactive, et encore plus déterminée. Je vous préviens cependant que c’est un engrenage dont il est parfois difficile de sortir… Il y a toujours plus de programmes, plus de podcasts, plus de livres à lire…Mais c’est réellement passionnant. Parfois éprouvant, certes, surtout au début, quand on vous pousse à réfléchir à tous vos démons passés et actuels. On vous force à réfléchir à des choses que vous n’avez pas forcément envie de ramener à la surface. Et pourtant, pour les chasser, il faut en avoir conscience. Alors j’ai essayé de combattre le côté obscur de la force et j’ai travaillé pour donner une forme à mes idées. Et je suis plutôt contente de la progression.
  • Nous avons aussi introduit 10 minutes de méditation le matin. Pour moi, c’est plus facile au réveil alors que les volets sont encore fermés et que mes sens ne sont pas encore trop stimulés et mon cerveau est encore au repos. Si je fais de la méditation en pleine journée il m’est plus difficile de trouver le calme nécessaire (à l’extérieur mais aussi en moi-même) pour faire cela correctement. Je trouve que ça m’a bien aidé à rester zen !
  • C’est très clairement lié au développement personnel car c’est conseillé dans plusieurs programmes, mais Le Banjo et moi nous sommes inscrits à un club de groupe de parole  TOASTMASTERS. Dans mon cas j’aurais préféré me couper une jambe. Me jeter dans un club où je devais prendre la parole en public devant des gens que je ne connaissais pas, et en plus en anglais ? NO, THANKS ! Dans le club où nous sommes, le meeting se déroule en anglais mais il y en a en français ailleurs si cela vous intéresse. Le but est d’améliorer votre façon de communiquer à l’oral, que ce soit dans le cadre de votre travail -si vous animez des réunions et séminaires-, ou de convaincre si vous êtes vendeur, par exemple. Ou ça peut être simplement de mieux communiquer pour vous faire des amis ou même établir plus d’autorité avec vos enfants ! Les meetings sont très structurés, on passe d’abord par des speechs improvisés (on vous pose une question de tous les jours et vous devez répondre de façon structurée en 2 minutes… Détrompez vous ce n’est pas facile !), puis il y a des speechs préparés de 5 minutes. Ensuite il y a une deuxième partie où tous les membres évaluent les intervenants, mais c’est toujours de façon bienveillante. J’ai appris beaucoup en seulement 3 mois chez Toastmasters, et notamment sur la façon de délivrer un message de façon positive même lorsque celui-ci est négatif. En ce qui me concerne c’est très utile, parce que je suis d’une franchise très brutale et directe. Je ne comprends jamais pourquoi les gens disent sans arrêt qu’ils veulent que l’on soit honnêtes et « sans filtres » avec eux, mais de toute évidence, dès que je commence à ouvrir la bouche, les gens tremblent et le prennent mal… Du coup la plupart du temps je me tais, et quand j’explose la plupart des gens ne comprennent pas d’où ça sort et me prennent pour une folle. J’apprends donc progressivement (ou du moins j’essaye) une forme de diplomatie (et ça, c’est une grande nouvelle !). Au départ j’aurais pu me dire que je m’en fichais mais l’exemple des autres membres m’a donné envie d’essayer. Il y a une réelle bienveillance de chaque membre envers les autres pour les faire progresser. Le plus important pour moi, c’est que je suis un peu moins timide depuis que je participe à ces meetings. Je sais que beaucoup n’y croient pas, mais je ne suis pas capable de demander l’heure ou le chemin dans la rue. Si je vais à une soirée et que personne ne me parle, je peux faire tapisserie sans problème, j’ai une grande expérience. Une fois qu’on engage la conversation avec moi, ça va, j’essaye de rebondir. Mais tant que personne ne me parle, je reste dans mon coin. Lors d’évènements récents je me suis aperçue que j’étais un peu moins hésitante à parler à des inconnus et à essayer de briser la glace. Par contre c’est à double tranchant, j’essaye souvent un humour décalé et si ça tombe à plat je retourne me cacher dans ma grotte… Mais si ça marche, bingo ! Bon, je ne suis pas devenue extravertie pour autant, mais disons que je vois une légère amélioration, et ça c’est plutôt cool.

Alors, est-ce que je vous ai écrit tout ça pour vous dire que je suis devenue plus belle et plus intelligente ? Non ! Mais même si cette année 2017 n’a pas été l’année de tous les acomplissements, elle a certainement été l’année où je me suis le plus sérieusement engagée dans mon evolution professionnelle et personnelle.

J’y ai passé, il est vrai, un temps fou, mais en ce début 2018, je vois déjà les progrès qui résultent de cet investissement et je me dis que j’ai bien fait de planter toutes ces petites graines pour qu’elles poussent et m’aident à m’orienter vers de meilleurs résultats en 2018 et toutes les années qui suiveront. En ce qui concerne ma société également, même si elle n’a pas atteint tous les objectifs dont je rêvais, elle a un peu remonté la pente cette année. Tout n’est pas au top mais on va dans la bonne direction… Et c’est ça qui m’importe !A mes yeux, une fois cette démarche entamée, tout ne peut tendre que vers le mieux sur le long terme.

Je ne vous cache pas que ça requiert une certaine discipline, de travailler sans arrêt sur soi et sur ses projets. Une discipline que je ne pensais pas avoir, peut-être. Je suis déterminée, on ne peut pas me l’enlever, mais parfois je rejette les contraintes et l’autorité en bloc. Heureusement, j’ai la chance d’avoir une source d’inspiration infinie près de moi, qui est aussi l’amour de ma vie : Le Banjo. Voir sa détermination au quotidien me motive à suivre ses pas. Après tout, c’est lui qui m’a demandé en premier lieu si je voulais suivre un programme avec lui pour voir…Puis ce sont les programmes qui m’ont fait lire des livres et entreprendre des formations.

Et ça a débouché sur une année épanouissante comme celle-ci. Une année où je n’ai pas été juste « une fille qui a grossi » mais où j’ai fait plein de choses intéressantes, appris et travaillé sans avoir le temps de me demander si j’allais faire la couv’ de Vogue. Parce que je sais que même si c’est mal vu en France d’avoir confiance en soi,  je pense que je vaux bien mieux que « juste » ça !  Et je ne dirais pas forcément que cette année m’a changée, mais elle m’a ouvert tellement de nouvelles perspectives. Alors pour ce bilan 2017 je dirais : merci l’AMOUR et merci la VIE pour cette étonnante année et j’ai juste hâte de voir ce que nous réserve 2018 et les suivantes !

 

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#Metoo : je balance la porcherie !

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Je ne sais pas si je fais bien d’écrire cet article mais je sais que j’en ai besoin aujourd’hui. Depuis quelques jours, vous avez tous pu lire sur les réseaux sociaux les hashtags #metoo #balancetonporc ou #moiaussi. Si vous viviez dans un bunker, pour résumer ; suite au WeinsteinGate qui a libéré la parole des femmes au sein d’Hollywood, on commence toutes à écrire l’un des hashtags ci-dessus pour signifier qu’on a déjà été victime de harcèlement sexuel. A un petit ou à un gros niveau. Et cette multiplication de hashtags fait peut-être -on l’espère, au moins en partie- prendre conscience aux hommes -et aux femmes- de l’ampleur du problème, mais aussi, faire changer la peur de camp.

J’avoue avoir été dubitative sur l’efficacité des hashtags. Comme prévu beaucoup trop d’histoires relatées sur Facebook ou Twitter pour pouvoir toutes les lire puisque la plupart des femmes ont vécu ce qui leur paraissait une « anecdote » parmi tant d’autres.

Et n’est-ce pas là finalement le vrai problème ? On a toutes des tonnes d’histoires à raconter qui ne tiennent pas en 140 caractères. Sauf que maintenant, les gars, on commence par  hashtaguer, mais on veut balancer. Peut-être que vous réfléchirez à deux fois avant de soulever une jupe, tripoter un nichon « sans faire exprès » ou nous dire que si l’on se fait belle, c’est que l’on cherche bien le coït.

Je m’excuse par avance de mon style familier et parfois fleuri mais je trouve que parfois les gros mots sont absolument nécessaires et imagent beaucoup mieux une idée et une émotion que de tourner autour du pot avec un vocabulaire châtié.

J’aimerais que la peur change de camp lorsque je me balade dans la rue (en jogging et sans maquillage, mais pourquoi ai-je besoin de le préciser ?) et que des mecs me sifflent et me collent et me suivent en me disant que je suis « bonne » et que quand je leur balance un « Foutez moi la paix », ils me balance un « Tu t’es vue le corbeau ? Tu te crois belle avec tes cheveux noirs sale pute ? » (really ?). La dernière fois je suis retournée sur mes pas en les insultants et j’ai failli m’en prendre une. C’était des employés visiblement désoeuvrés d’une chaîne de pizzas à emporter très connue.

Je ne vous mens pas en vous disant que quand je les ai vus de l’autre bout de la rue, j’ai littéralement rasé les murs en espérant que comme je n’étais pas apprêtée, ils me laisseraient en paix, mais même pas. Mon mec était inquiet que je réagisse et que ça dégénère trop la fois suivante, mais je commence vraiment à n’en plus pouvoir de supporter ce genre de chose. Le plus triste c’est que c’est la « moindre des choses » puisque le harcèlement de rue est encore ce qu’il y a de plus banal car malheureusement trop courant.

J’aimerais que la peur change de camp quand je prends le tramway pour aller au collège. J’ai 11 ans. Il y a du monde dans la rame. Un monsieur se colle à moi. Il met sa main à plat sur mon sexe. Je panique. Je regarde autour, personne ne voit rien. Je me dis que c’est peut-être à cause de la foule. Je me decale. Il se décale et remet sa main sur mon sexe mais cette fois en resserrant ses doigts au bout comme pour l’attrapper ou rentrer un doigt. Je lève la tête. Je vois la tête de mon prédateur qui a l’air du mec de trente ans sans histoire. Je me demande si en sortant il va me violer. Je sors en courant du tramway à l’arrêt suivant et pleure toutes les larmes de mon corps avant d’arriver au collège. Je ne l’ai jamais dit à mes parents. LA HONTE. J’ai pris ce même tramway 4 ans dans la peur de recroiser mon prédateur.

J’aimerais que la peur change de camp quand j’arrive à un nouveau job, ou chez un nouveau client et que ma collègue m’annonce que l’équipe de commerciaux a déjà fait des paris sur le premier qui me mettrait dans son lit. Devant mon absence totale de réaction, elle me demande « Ca ne t’énerve pas qu’ils te prennent pour une fille facile ? ». En fait tant qu’ils font des paris et qu’ils ne me touchent pas, ça va j’ai l’habitude, on est en dessous du level habituel. J’AI L’HABITUDE QU’ON ME PRENNE POUR UNE SALOPE. Je ne sais pas si c’est la latino vibe, les gros seins, les couleurs flashy ou quoi (Bref, c’est au moins de ma faute). J’avais 20 ans et j’avais déjà l’habitude.

J’aimerais que la peur change de camp quand un vieux Monsieur m’aborde pour me demander l’heure alors que je marche dans la rue. Je la lui donne. Il me demande « C’est combien ? ». Je lui redonne l’heure (!).  « Non c’est combien pour coucher avec vous ? » »Heu mais je ne suis pas prostituée, j’allais quelque part, là, en fait ! » « Oui mais je suis très riche, je vous propose 3000 € ! » « Non mais je vous dis que je ne suis pas prostituée ! » « Oui, mais TOUTE LES FEMMES ONT UN PRIX ».  » « Casse toi vieux con ! T’as vu ta gueule ? Je ne sais pas compter jusque là ! ». (Je suis partie en courant !). « Toutes les femmes ont un prix », je t’en foutrais ! (J’ai aussi une autre variante que l’on m’a souvent sortie « Quand les femmes nous disent non, elles pensent oui ! ». Ne me demandez pas, je n’ai toujours pas intégré la logique.)

J’aimerais que la peur change de camp quand un collègue à mon nouveau travail qui était jusque là super sympa et super marié aussi, commence à me faire des avances. Du genre pas complètement directes et glauques mais clairement orientées 5 à 7. Je lui fais remarquer que je suis en couple et que lui aussi, des fois qu’il soit atteint d’amnésie ponctuelle. Il me dit qu’il sait très bien, mais que sa copine n’est pas « comme moi ». Je demande à préciser le « comme moi ». « Ben rigolote avec des belles formes, qui s’habille sexy, qui se maquille sensuelle, tout ça quoi ! Mais t’inquiètes pas on reste avec nos conjoints, c’est juste pour le fun ! ». BEN VOYONS. On traduit ? « Ma nana est une peu coincée du fion alors je cherche une bonne grosse chaudasse pour me vider les bourses et toi tu m’as l’air de pouvoir faire l’affaire ! ». FUCK OFF.

J’aimerais que la peur change de camp quand mon patron (bureau de France) invite son propre patron (à l’international) et me demande d’aller le chercher à l’aéroport, puis de l’accompagner à la fashion week. Après cette journée à la fashionweek, nous sommes invités à un « after », où il ne se passe, ma foi, pas grand chose. Mon patron a cependant cru bon de dire à son big boss que je dansais (la salsa) et que ce serait de bon goût de danser avec big boss tout de suite. Je prétexte que c’est de la house et que ça ne se danse pas vraiment à deux. Je sens que je n’ai pas trop le choix et je vais me dandiner maladroitement sur un (mauvais) morceau avec un vieux monsieur que je n’avais jamais vu avant. J’étais moyennement à l’aise car je sentais qu’on cherchait à lui fournir une prestation que je n’étais pas vraiment capable de donner. Au bout de 30 secondes, le big boss me met les mains sur les seins. Genre franco, pas de malentendu, il t’empoigne ça comme si c’était normal. POUÊT-POUÊT. Je lui retourne une baffe. Il s’arrête. Me regarde très surpris et ne se dégonfle pas et rechope mes seins. Je lui remets une tarte et quitte la piste de danse et demande à me faire ramener chez moi par mon patron.

Le lendemain matin j’ai passé un savon à mon patron pour m’avoir mise dans une telle situation et surtout pour ne pas avoir réagi. « On est en France ici, il n’est personne pour moi, c’est compris ? ». « Oui. ». A cette seconde, c’était surtout compris que je ne voulais même pas coucher avec les gens importants pour le SMIC donc comme je ne faisais pas d’efforts, j’ai été mise au placard et dénigrée comme la pire des feignasses par mon patron -qui jusque là m’encensait- jusqu’à ce que je décide d’aller voir ailleurs si il y était (et heureusement, il n’y était pas).

J’aimerais que la peur change de camp quand je rejoins mon père, qui est rarement à Paris, à l’un de ses rendez-vous professionnels. Il travaille dans la musique et ce que je peux dire de ce milieu c’est que parfois les personnes mises en lumière resteraient sûrement célibataires toutes leur vie si ils n’avaient pas les feux des projecteurs et surtout beaucoup de pognon. C’est là que, convaincu de son sex-appeal, le « rendez-vous » de mon papa commence à me faire des propositions ambigues DEVANT MON PERE du genre qu’il pense être subtil mais qu’il ne l’est vraiment pas (n’importe qui ayant déjà fait une explication de texte aurait bien traduit « Viens sur mes genoux toute nue mon petit »). Mon père, gêné et certainement un peu surpris, essaye de dévier la conversation.

Le mec insiste un peu, il me présente limite ça comme un truc innocent, une chance, une promotion dans ma vie quoi ! Evidemment, comme Weinstein, il n’évoque rien de très précis, hein, il joue sur le doute. C’est pratique parce que tu n’as pas l’impression de pouvoir vraiment dire non ou de t’énerver. Du genre il te donne une rendez-vous innocent sur le papier, mais si tu vas au rendez-vous, il va te dire que si tu es venue, c’est que tu savais que ça n’était pas pour enfiler des perles…. Je me crispe. C’est difficile de ne pas lire mes émotions sur mon visage. A ce moment là, je ne sais pas si j’hallucine de ce qu’il ose me dire devant mon père, ou que mon père ne lui ait pas encore mis son poing dans la tronche, ou si je suis complètement drama queen et que le mec ne faisait aucune allusion salace, mais alors que voulait-il dire ?

Voilà un autre problème, c’est quand tu as le doute que ça vienne de toi. Je crois toujours avoir mal compris, au début, mais non. Mettez des stops à tous ces gros porcs dès la première ambiguité ! On s’en fout de leur barratin d’après « Oh non ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, je suis marié, tu ne m’intéresses pas du tout ». Ouais on s’en fout. Arrêtez les NET, dès que vous ne les sentez pas, parce qu’en fait personne ne le fera pour nous.

J’aimerais que la peur change de camp lorsque je rentre chez moi en bout de ligne, et qu’un mec assez jeune qui a l’air un peu étrange me fixe bizarrement. Le métro se vide, il me fixe toujours, mais reste assis. Et puis pour ne pas l’encourager, je baisse les yeux. Et là, je m’aperçois qu’il est en train de se masturber dans le plus grand des calmes. En me fixant. A moins d’un mètre de moi. Je sors du métro en courant et je suis soulagée de ne pas le voir me suivre. C’est dans les escaliers qu’il me rattrappe et me dit : « Je sais que tu m’as vu, mais je ne pouvais pas m’empêcher tu étais trop bonne. Tu veux aller boire un verre ? » (WHATTTT ? Bonne idée, j’attendais justement qu’un taré qui se masturbe sur moi en public me propose un jus pressé !). Par chance il ne m’a pas suivie jusqu’à chez moi, mais j’en ai vomi de honte, de peur, de dégoût.

Enfin, j’aimerais que la peur change de camp quand je cherche mon chemin dans le 16ème et qu’un monsieur en costume, sortant visiblement d’un lieu de culte, me propose de m’aider car il va « dans cette direction ». Je le suis dans une petite rue perpendiculaire vers le métro Passy et il me tape la discute. Il a l’air normal, je ne m’imagine pas ce qu’il va se passer.

Une fois bien isolés de l’agitation et seuls dans une rue étroite, le mec me saute dessus, me plaque contre un mur et m’arrache mon haut. Je n’ai aucune amplitude de mouvement, je suis contre le mur, je me débats, je hurle, je pleure. La peur. Le système d’alarme se met en place dans ma tête, je ne vois personne autour, je panique. A chaque fois que je le repousse, le mec revient vers moi encore plus fort. Je n’ai pas assez de force pour me libérer de lui.

J’arrête de bouger. J’ai eu ce moment, je crois, un peu comme dans les films, tu sais quand il y a une scène de viol et tu vois les yeux de la fille qui deviennent VIDES. Tu sens qu’elle est en train d’éteindre la lumière dans sa tête pour être le plus possible « absente » de l’horreur qu’elle est en train de vivre. Bref, j’ai eu ce moment où j’ai commencé, je crois à éteindre la lumière, à renoncer.  Mais j’ai tenté un dernier truc. Le mec me lèchait le visage et essayait clairement de mettre sa langue dans ma bouche. J’en ai encore des frissons (d’effroi, si il est encore utile de le préciser !). Je décide de tenter le tout pour le tout : je fais semblant d’ouvrir la bouche et de commencer à « être dans l’ambiance »…

Le mec fourre sa langue dans ma bouche et là je le mords aussi fort que possible. Il se recule en criant de douleur. C’est là, c’est mon moment ! Je me dégage de son emprise et cours vers le métro en larmes et en hurlant : « Au secours ! Aidez moi ! ». Les gens me regardent comme une pestiférée, à moitié à poil et le maquillage ayant coulé sur mon visage. Le mec me rattrappe, mais on est au niveau de la rue du métro où il y a énormément de passants. Il me tord le bras et chope mon sac. Dans mon sac il y avait mon CV avec mon adresse complète et mon numéro (je me rendais à un entretien d’embauche), et il me dit : « Je garde toutes tes infos salope, comme ça si il te venait l’idée de porter plainte, je peux te retrouver n’importe quand, t’as compris ? Et même si tu ne portais pas plainte, je te retrouverai. »

Je me débats. Il me lâche. Je cours dans le métro. Un mec me demande ce qu’il m’arrive, je crois que c’était un policier. Il m’a demandé de remonter pour identifier le mec. J’ai refusé. Il a vu que j’étais en état de choc, il a monté les escaliers en courant. Je ne sais pas trop si il comptait le trouver sans aucune descritpion ou si il cherchait des collègues en renfort. Je ne l’ai pas attendu, je ne pensais qu’à fuir le plus vite possible et aussi à remettre un tee shirt. J’avais l’impression de planer au dessus de mon corps. Le métro n’arrive pas tout de suite, je m’effondre sur les sièges pour l’attendre, toujours en larmes et en gémissant. Je m’attends à ce qu’il débarque n’importe quand sur le quai. Deux petites mémés viennent me voir et me demandent ce qu’il se passe. Je leur dis qu’un homme vient d’essayer de me violer. Elles soupirent un « Oh, les hommes ! Viens là mon petit ». Elles m’ont prises dans leurs bras et ont récité en coeur un « Notre père ». Je me suis demandé comment cette journée avait pu basculer en moins d’un quart d’heure.

Je suis rentrée chez moi, j’ai pris un sac à dos et j’ai passé 15 jours chez une amie de peur que cette ordure se pointe chez moi. Je ne l’ai heureusement jamais revu, mais je sais qu’il était en rapport avec un lieu très hype des nuits parisiennes car ses cartes de visites sont tombées de sa poche lorsque je me débattais, et j’ai tout de suite reconnu le logo.

Est-ce que j’ai porté plainte ? Jamais. Parce que j’avais peur qu’il mette ses menaces à execution, parce que j’avais peur que la police me demande « Comment j’étais habillée » (alors que j’étais habillée pour un entretien d’embauche, pas pour une soirée salsa !), j’avais peur que la police me demande si à un moment je lui avais laissé mettre sa langue dans ma bouche, non pas par ruse, mais parce que j’étais un peu consentante quand même ?

BREF. On va arrêter là pour ce que nous les femmes appelons encore « des anecdotes ». Si je vous racontais toutes les fois où j’ai eu à gérer un gros porc, il faudrait en faire un roman et ni vous ni moi n’avons le temps. Mais aujourd’hui je participe au mouvement parce que j’ai l’impression que les choses changent ou du moins qu’il y a une volonté que les choses changent et c’est déjà un premier pas. Au delà du sentiment libérateur d’en parler il y a aussi une bonne dose de colère qui m’agite à l’instant où j’écris ces lignes. Et aussi, peut-être, de réaliser certaines conséquences sur ma vie actuelle.

Alors les filles, par pitié, défendons-nous ! Si ce n’est pour nous-même au moins pour la prochaine victime, peut-être une amie, une mère, une soeur… Portons plainte et dénonçons sans crainte tous ces dégénérés, du plus « soft » (!) au plus dangereux. Et si vous n’avez pas envie de rentrer dans le détail, au moins partagez le hashtag #metoo pour que les hommes se rendent compte que ce ne sont pas des évènements isolés. Et maintenant que nous avons fait un premier pas concernant le harcèlement sexuel, j’espère que nous pourrons aussi en faire un contre les violences faites aux femmes. Ca aussi, c’est un sujet qui me fout bien les boules et sur lequel on se tait par HONTE. Je SAIS que c’est dur de parler. Je le sais parce que je ne suis plus dans le même état en ayant écrit tout cela qu’avant de l’écrire. Mais on ne règle aucun problème en faisant l’autruche.

Et les mecs biens (parce que oui, il y en a plein aussi !) : si vous ne savez plus trop où se situe la limite entre drague lourde et harcèlement, je suis tombée sur une citation de Peter White sur l’insta de ma copine mercredie que j’ai trouvé assez juste : « Si vous êtes un homme, n’abordez pas une femme en lui disant quelque chose que vous n’aimeriez pas qu’un autre homme vous dise en prison ». 

Ou si une fille à qui vous avez fait des allusions explicites vous a répondu avec hostilité ou par un NON, n’insistez pas davantage. Ou si on ne vous a pas demandé d’envoyer des photos de votre pénis, n’en envoyez pas. Et quand votre femme vous dit non, pas ce soir, c’est NON (oui, même si c’est votre femme).

Ca pourrait être un début ?

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Pourvu qu’elle soit douce…

douceur

Hello les chéris,

C’est avec un petit peu de retard que je viens vous souhaiter une merveilleuse année 2017 ! Il n’est jamais trop tard pour souhaiter plein de bonheur et de bonnes choses, non ?

J’ai pris beaucoup de retard dans les publications sur le blog à cause d’abord du déménagement, puis de l’emménagement, puis de noël, puis d’une vilaine trachéite qui s’est incrustée plus de 15 jours et qui m’a clouée au lit jusqu’à présent… Malgré tout, je suis assez optimiste pour cette année 2017 qui, je le pense, sera au top !

L’année démarre avec pas mal de boulot aussi, et j’en suis très heureuse. De beaux projets carrément excitants se dessinent, et bien que je ne fasse pas de résolutions en début d’année, je voulais juste vous dire que VOUS serez au coeur de ces projets (Non je ne suis pas en train de vous la jouer « Je blog pour vous et je suis l’abnégation incarnée… » Elles font un peu rire les meufs, non ?). Aller à votre rencontre et mieux vous connaître sera une partie importante de 2017 !

J’ai remarqué, notamment sur Instagram et Snapchat (melolimparfaite) que j’ai une communauté super « proche » de moi, et ça me donne tellement envie de partager des choses avec vous et d’organiser des choses POUR vous ! Je pense qu’il y a certaines personnes un petit peu en dehors de la réalité dans le monde des blogs. Des filles qui sont sorties de leurs études et ont fait « blogueuse mode » directement. Pour certaines, elles ont fait beaucoup d’argent, et c’est tant mieux pour elle, mais je pense qu’elles ont, du coup, un rapport au travail un peu biaisé.

Pour ma part, déjà avant d’ouvrir mon entreprise j’ai fait pas mal de boulots ingrats et mal payés, et maintenant que j’ai ma boîte, c’est parfois difficile de me verser un salaire digne de ce nom malgré de longues heures de boulot.

Du coup j’ai pleinement conscience de la valeur du travail et de l’argent, et je suis parfois un peu gênée losque je fais mes unboxings sur snapchat. Je sais que vous aimez bien cela, et d’ailleurs moi aussi j’aime beaucoup voir les unboxings de mes copines blogueuses. Par contre je trouve que c’est un peu indécent quand on sait qu’une crème à 30 €, c’est parfois difficile pour certaines personnes de se l’acheter tous les mois, de moi toujours déballer des cadeaux à la pelle. J’essaye de parler de choses accessibles cependant, des choses que je m’achèterais si je n’étais pas blogueuse et qu’on ne m’offrait rien.

Tout ça pour dire que dans la mesure où je reçois toutes ces belles choses grâce à vous, et que je vis de supers expériences aussi, ma priorité est de vous rendre le plus possible de toute la joie et le soutien que vous me donnez! On ne dirait pas mais un petit commentaire ou message privé -pas forcément pour me faire un compliment mais juste pour papoter- ça me fait vraiment trop plaisir ! Parce que comme tout le monde il y a des jours où je n’ai pas le moral, ou tout simplement des jours où je me sens un peu seule derrière mon ordi ! Vous êtes de plus en plus nombreux sur snapchat et c’est pour ça que j’ai décidé de vous faire des concours sur cette plateforme récemment, mais sachez qu’il y en aura d’autres car c’est vraiment le réseau où je trouve les relations les plus « naturelles »!

Bref, sachez que je réfléchis à des projets pour améliorer le blog, OUI, mais aussi à des projets avec VOUS et POUR VOUS. J’en dirai plus dès que tout ça aura pris forme, promis. Mais j’ai quelques idées !

C’est vraiment étrange, 2015 m’avait achevée, 2016 a été une année de transition, un peu comme un marathon… Vous savez « Il faut en passer par là pour arriver aux étoiles! ». Mais malgré cette fatigue et ces obstacles j’ai ce sentiment, en tout début d’année, que 2017 sera MON année et que j’y vois vraiment de plus en plus clair sur ce que je veux dans la vie (à tous les niveaux. Le premier qui dit que c’est l’avantage de la vieillesse je le démonte!).

Je vous remercie en tous cas d’être là et j’espère qu’on a encore beaucoup d’aventures rigolotes à partager!

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Bye-Bye 2016 !

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Hello !

Alors que fleurissent sur mon feed Facebook, des statuts du style : « Omagaaaaaaaadddd, heureusement que cette année de merde est enfin finie », j’avoue que j’en tire un bilan moins négatif !

Il est vrai que 2015 avait été pour moi une année assez éprouvante, non-seulement « généralement » (attentats, etc), mais aussi personnellement (travail et donc argent au ralenti, logement invivable -3 à 5h par nuit de sommeil-, conflits incessants avec les voisins, le proprio, etc…). J’avais terminé l’année sur les rotules et c’est la raison pour laquelle je n’en avais pas parlé. J’ai une phase où ça ne va pas et où je râle pour évacuer, et j’ai une phase où ça ne va vraiment plus du tout et je me renferme complètement, je ne parle plus du problème mais suis en pleine implosion. C’était mon année 2015 : une sorte de chaos incessant.

Donc en comparaison, oui, je dois admettre que 2016 m’a parue moins difficile. J’ai appréhendé cette année comme une année de transition et c’est ce qu’elle a été. Mon but principal, et celui du Banjo, était de retrouver nos bases et surtout de retrouver le sommeil en quittant notre prison dorée et nos voisins de cellule. Ca a été très long puisque nous avons cherché plus d’un an, mais nous y voilà ! Nous avons notre nouvel appart. Comme tout appart parisien il a ses défauts et il a fallu faire des compromis mais nous sommes beaucoup mieux ici et de LOIN ! Et nous avons retrouvé le sommeil ce qui fait une différence énorme au niveau de notre humeur, notre santé et notre moral ! On se sent prêts à affronter 2017 et tous ses nouveaux projets !

2016 a été une année assez compliquée au niveau de mon entreprise. Avoir une agence de traduction en France dans un domaine aussi compétitif devient compliqué car il en existe tant dans des pays moins taxés et pouvant donc casser un peu les prix. Pour moi, ce n’est pas compliqué, il est impossible de faire moins cher sans en être de ma poche, du coup je me pose sérieusement la question : continuer dans cette voie ou passer uniquement sur mes activités de communication digitale (communication influenceurs, community management, blogging) que je pratique en parallèle de mon entreprise de traduction ?

Je ne vais pas vous le cacher, c’est difficile de -ne serait-ce que penser à- fermer une entreprise qu’on a depuis plus de 9 ans. Lorsque vous vous lancez dans l’entrepreunariat, on vous le dit haut et fort : « Les entreprises qui durent plus d’1 an sont rares, et celles qui durent plus de 3 ans sont une exception ».

Du coup, 9 ans, avec des hauts et des très bas, certes, je suis quand-même fière d’être encore debout même si c’est parfois au prix de ma santé mentale et si j’ai le sentiment de ne jamais pouvoir m’arrêter de bosser. J’ai fait un parcours respectable, pas fulgurant, mais honnête. Et j’ai des clients qui ne m’ont jamais laissée tomber en  9 ans donc à mon tour, je ne veux pas les laisser tomber !

Mais j’admets que dans la com digitale il y a tant d’aspects créatifs qui font que je ne m’ennuie jamais et que j’ai envie d’y passer de plus en plus de temps. Je pense que le marché n’est pas encore très mûr en France, aussi parce-que les personnes en charge de débloquer le budget com ne sont pas toutes de la génération digitale. Mais ça pose pas mal de questions dans ma petite tête !

Et puis il y a VOUS, qui pendant les moments de découragements où je me dis que si l’on est pas photographe professionnel sur instagram, ou si l’on est pas youtubeuse à + d’un million d’abonnés on est transparent, me rappelez que vous aimez aussi me LIRE.

Lire des mots, lire des émotions, peut-être mettre un visage sur les mots grâce aux photos, mais peu importe si elle est pro, cette photo, vous revenez me lire, un peu plus chaque jour, et ce malgré le peu de vidéos youtube ou mes petits moyens pour mes visuels, vous venez regarder mes coups de coeur, mes coups de gueule, mes nouvelles séries du moment, et vos petits mots, notamment sur instagram et snapchat me font toujours réellement plaisir ! C’est assez incroyable à quel point je peux recevoir des messages si touchants. Merci 1000 fois à vous d’être toujours là et de comprendre quand je tourne mon quotidien en dérision sur snapchat.

J’ai trouvé 2016 assez calme niveau voyages et pourtant nous avons été plutôt gâtés: Sri Lanka, Bali, Amsterdam, Utrecht, Rome… Des découvertes et des images plein la tête… L’envie de retourner sur toutes ces destinations déjà ! J’espère que 2017 sera encore pleine de voyages magiques !

Pour tous vos commentaires bienveillants, vos messages rigolos, et pour vos coucous réguliers sur ce blog, je vous dis vraiment un grand MERCI et à 2017 pour de nouvelles aventures 🙂

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Saturation

sad

Hello à tous,

Aujourd’hui je me sens mal. Oui, bien sûr j’ai vu hier soir les informations sur la Turquie. Je les ai lues d’un peu plus près encore, parce-que j’étais sensée aller à Istamboul cette semaine, mais je n’ai pas pu me libérer. Je me suis rappelée me « consoler » moralement en me disant que de toutes façons ça n’était probablement pas la meilleure période. Aujourd’hui je suis bien triste de constater qu’effectivement, ça ne l’était pas.

J’envoie alors un snap à ma copine Natou, du blog The crazy soprane -la fille qui trouve toujours un mot gentil et drôle- et elle me répond « J’ai l’impression d’être en pleine apocalypse ». Notre échange s’est limité à quelques phrases, mais voilà : ses mots ont résonné en moi tellement longtemps qu’il m’a été impossible de m’endormir. Elle avait mis des mots sur mon sentiment à moi.

Non, je ne veux pas dramatiser (en a t-on seulement besoin  ?) mais j’ai l’impression d’être dans un puit dont les paroies s’effondrent un peu plus tous les jours. Un chaos permanent. Ce qui est devenu notre quotidien, c’est de se lever  le matin, de savoir que quelque part dans le monde des gens se font exploser pour en tuer d’autres, de voir que notre gouvernement bafoue nos droits avec plus de violence chaque jour, voir qu’il devient normal d’attendre des heures à la gare pour le prochain train, ne pas ouvrir la fenêtre parce-que les poubelles devant chez moi accumulées depuis une semaine puent et attirent des nuages de mouches. Voir des amis se déchirer, s’insulter et s’ « unfriender » sur Facebook, que ce soit sur la question du Brexit ou des migrants. Voir que malgré la courbe du chomage, il y a desormais 10 caisses à mon Monoprix, où je dois scanner mes achats moi-même. Une seule personne surveille ces 10 caisses ; ce qui veut dire que 9 emplois sur 10 seront supprimés sur le long terme. Ca s’annonce mal pour l’inversement de cette fameuse courbe.

Voir « FUMER TUE » sur le paquet de cigarette d’une jeune fille, et me dire qu’il serait plus approprié de mettre « FUMER TUE mais si t’es assez con pour te suicider à 7 € par jour, l’Etat veut bien te surtaxer ton paquet gracieusement. You’re Welcome. » Si en plus tu pouvais faire une donation pour la recherche contre le cancer, ça serait la moindre des choses.

Voir que tout est mis en place progressivement pour détruire le système éducatif et le système de santé. Une fois détruits, il sera plus facile de les privatiser. Voir que notre traitement à long terme n’est plus remboursé par la sécurité sociale. Des médicaments que je prends tous les jours pour une durée indéterminée. Paye ou crève.

Voir que mes clients qui sont des multi-nationales pour certains, trouvent ça normal de me payer au bout de 3 mois pour faire des interêts à la banque, alors que moi je ne peux pas payer mon loyer. « Vous comprenez, chez nous, c’est comme ça. » Non ça n’est pas « comme ça ». Non tu n’es pas un robot deshumanisé qui ne peut pas comprendre que des gens ont besoin d’être payés en temps et en heure pour vivre. Et si vraiment tu ne comprends pas, laisse moi te décaler ta paye de trois mois et on en reparle ?

Voir l’Angleterre se barrer de l’Union Européenne et les pressions déjà exercées sur le pays. Voir le peuple agresser des policiers ou des policiers agresser le peuple alors qu’ils devraient se battre côte à côte. Voir que le discours de Jesse Williams aux BET est autant acclamé et relayé, mais qu’Obama n’a jamais eu le cran de faire un discour semblable.

« Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent » vous dirait Stephan pas-si-cher. Et pourtant je fais de mon mieux pour éviter les infos : je n’ai pas de télé, j’ai cessé de suivre les journaux sur les réseaux sociaux. Mais voilà, elles arrivent quand-même, elles font frissonner ma colonne vertébrale, elles me disent « Courbe l’échine, ca va passer ». C’est l’impression de chuter dans le noir, de fermer les yeux, et d’entendre comme dans La Haine: « Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’ici tout va bien ». Mais tout va bien jusqu’à quand et pour qui ?

Je respire chaque instant de joie et chaque moment de paix comme on prend une grande bouffée d’air lorsqu’on est restés trop longtemps sous l’eau et que l’on veut se remplir d’air en attendant la prochaine vague qui nous submergera.

Je me sens oppressée, tout le temps. J’ai mal dans la poitrine, comme si elle devenait chaque jour un peu plus petite. J’ai mal au dos, comme si il n’en pouvait plus de porter toute la misère du monde. Comme dirait John Coffey « Je suis fatiguée, Patron. Je suis fatiguée de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde ».

Une parenthèse enchantée, s’il vous plaît. Une petite, jolie, et ensoleillée PUTAIN de parenthèse enchantée. Vous seriez bien aimable.

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